Que signifient les reliques du Christ ?

Couronne d’épines, tunique, suaire, calice, linceul (dont on voit une image versée dans La résurrection du Christ)… que signifient ces reliques du Christ ? La réponse de Jean-le-bassiste.

Depuis longtemps, les chrétiens du monde entier se déplacent pour vénérer les reliques de Jésus (linceul de Turin, tunique d’Argenteuil, couronne d’épine de Paris, saint calice de Valence…, etc.)

La vénération d’une relique n’a rien de nouveau et n’a pas été inventée par la tradition chrétienne au cours de son histoire. En effet, on trouve les premières traces de vénération de relique dans la Bible. Déjà, dans l’Evangile de Luc, avec l’histoire d’une femme malade qui a des hémorragies depuis 12 ans est qui guérie juste en touchant le manteau de Jésus (Luc chapitre 8, versets 43 à 44). On a aussi, dans les Actes des apôtres, le moment où beaucoup de malades viennent voir Paul pour être guéris : comme il ne pouvait voir tout le monde, on appliquait sur les malades des linges et mouchoirs ayant touché Paul, et ces malades étaient guéris (Actes des Apôtres chapitre 19, versets 11 à 12). C’est cela une relique : quand on n’a pas la possibilité d’avoir le saint (ou Jésus) réellement en entier devant nous, on se sert d’une relique. Dans les Actes des apôtres, il est par la suite précisé que ce n’est pas le saint qui agit, mais Dieu par l’intermédiaire du saint. Un chrétien qui souhaite aujourd’hui méditer sur ce qu’à vécu Jésus les trois derniers jours de sa vie, peut se rendre dans ces divers lieux où sont exposées les reliques du Christ pour méditer cette question.

Dans l’Eglise catholique, la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements (congrégation au Vatican qui s’occupe de définir quelques règles du culte, pour les chrétiens) précise :

« Il y a des gestes qu’on accomplit depuis des siècles et qu’on se transmet de père en fils. Ces gestes constituent des moyens directs et simples destinés à manifester extérieurement les sentiments présents dans le cœur des fidèles et leur volonté de vivre d’une manière authentiquement chrétienne. Parmi ces gestes, il y a : embrasser ou toucher des images et des lieux saint (la grotte de Lourdes par exemple), les pèlerinages, les processions, les offrandes, les cierges, les ex voto, … les reliques » (directoire sur la piété populaire et la liturgie n°15)

Quelle authenticité pour ces reliques ?

La question que beaucoup se posent est celle de l’authenticité de ces reliques.

Le pape Benoit XVI en se rendant à Turin devant le suaire a déclaré :

« Il s’agit d’un linceul qui a enveloppé la dépouille d’un homme crucifié correspondant en tout point à ce que les Evangiles nous rapportent de Jésus »

Benoit XVI ne dit pas que c’est le linceul de Jésus car ce n’est pas cela qui est important. Ce qui est important, c’est ce qu’il représente, tel une icône. D’ailleurs il ajoute :

« On peut dire que le Saint-Suaire est l’Icône de ce mystère ».

Ce qui est important c’est qu’il nous aide à voir ce qu’a vécu Jésus : c’est le linceul d’un homme de sexe masculin qui a subit flagellation, couronne d’épines, crucifixion, coup de lance dans le côté. Il en est de même des autres reliques.

Son prédécesseur, Jean Paul II, disait ni plus ni moins la même chose. D’ailleurs, si l’on pouvait affirmer demain que le Saint Suaire est un faux, cela n’ébranlerait pas les fondations de la foi : notre foi n’est pas basée sur l’objet, mais sur ce qu’est représenté par cet objet.

En quête de la vérité scientifique ?

D’autres peuvent penser que le Vatican ne veut pas que la vérité soit découverte et cache la vérité : pourtant Jean-Paul II disait :

« L’Eglise exhorte à aborder l’étude du Saint-Suaire sans préjugés, qui considèreraient comme une évidence des résultats qui ne le sont pas ; elle les invite à agir avec une liberté intérieure et un respect attentif à la méthodologie scientifique et à la sensibilité des croyants ».

D’ailleurs le Vatican invite chaque église, quelque soit la relique qu’elle possède, et quelque soit le saint, à s’assurer de l’authenticité des reliques. L’Eglise catholique n’est donc pas contre la recherche scientifique sur des reliques, au contraire elle la favorise souvent.

Enfin, n’oublions pas que pendant plus de 1500 ans, ces reliques n’ont pas été conservées dans les mêmes conditions que des œuvres d’art aujourd’hui, et donc ont subi les dégradations du temps, de l’humidité, de la lumière, de multiples incendies, la pollution… Ce qui peut expliquer que suivant les analyses, les datations ne sont pas les mêmes (le linceul de Turin a des datations qui vont de -200 avant JC jusqu’au milieu du Moyen-Age, suivant les analyses !). En revanche, plusieurs études ont montré que le sang retrouvé sur le linceul de Turin, sur la tunique d’Argenteuil et sur le suaire d’Oviedo est à chaque fois du groupe sanguin AB pour ces trois reliques. Etrange, n’est-ce pas ?

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